Énergie marine durable : panneaux solaires et alternatives électriques

Avant de commencer une longue navigation, posons nous les bonnes questions.
Qu’est-ce qui est vital ? L’eau, la nourriture et le sommeil.

Finalement la fée électricité, si on reste pragmatique, n’est pas indispensable à la vie. C’est simplement un élément de confort (qui reste important, nous ne sommes pas au néolithique).

Nous avons une pompe à pied pour l’eau douce (700 litres quand même, directement filtrés) qui ne requiert aucune électricité et le réfrigérateur est loin d’être indispensable. Nous cuisinons au four solaire, lorsqu’il y a du soleil (même couvert partiellement), nous avons le gaz pour les soirées. Pourtant, le four solaire dispose d’une résistance 12 volts pour la brancher si nécessaire. Et beaucoup de conserves et de produits frais peuvent être consommés froids.

Parlons de modernité : le pilote automatique, la carto électronique, les instruments de communication, les pompes de cale, les pompes à eau électriques, les feux de navigation, de mouillage…en réalité il y est quasi impossible aujourd’hui de faire l’impasse sur la technologie pour naviguer en sécurité. Il faut quand même savoir réaliser un point sur une carte et un relèvement (et nous nous formons au sextant ).

Une belle installation de panneaux solaires a été réalisée à bord (4 panneaux soit 110+110+60+60= 340 Watts). Nous avons évidemment l’alternateur du moteur (neuf) qui recherche les batteries en à peine deux heures pour une utilisation courante.

Les panneaux PERC, (très) efficaces même en cas d’ombre partielle !

Enfin, un alternateur de ligne d’arbre est en cours d’installation.

Je m’explique : quand le moteur tourne, l’alternateur recharge les batteries du bateau. Or, à la voile, le moteur ne tourne pas et l’électronique fonctionne; on déverrouille donc l’hélice, la ligne d’arbre tourne et fait tourner l’alternateur d’arbre pour avoir de l’énergie à la voile (tant qu’on avance, on recharge !) mais l’installation est fastidieuse et donc, beaucoup de plaisanciers se tournent vers l’éolienne et l’hydrogénérateur.

Fabrice en cours de tests électriques de l’alternateur d’arbre
Le bon vieux Perkins et son alternateur en place.

Problèmes : l’hydro-générateur est très cher et se fait voler très facilement, le concept est le même que précédemment mais à l’extérieur du bateau. Quant à l’éolienne, elle est peu efficace en vent arrière et en règle générale au portant, en plus d’être assez bruyante et d’ajouter du fardage. Leur installation est plus simple mais nous avons fait le choix de l’épuration.

La Méditerranée avec ses milliers d’heures d’ensoleillement, permet ce type d’installation. Il est plus probable que l’éolienne, bruyante ou non, finisse par avoir une place à bord dans des latitudes moins clémentes.

Et n’oublions pas le petit groupe électrogène de secours, pour avoir du 220V en cas d’urgence absolue.

Nul doute que ce mémo évoluera avec l’expérience.

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